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Association de géopolitique de l'ESCP BS

Découvrez notre dernière conférence avec notre invité Thomas Gomart - Les guerres invisibles : nos prochains défis géopolitiques

L’Europe n’est peut-être pas en guerre mais la guerre est en Europe. En attaquant l’Ukraine, la Russie amène la guerre aux portes de l’Europe. La situation de l'Ukraine, coincée entre la Russie et l'Union européenne, devient difficile dès 2004 avec la Révolution orange, marquant l'opposition entre deux parties de la société, celle majoritairement pro-européenne et occidentale (surtout à l'ouest du pays) et celle russophile (surtout à l'est du pays). La difficile élection du candidat pro-européen Victor Loukachenko marque le début de relations tendues avec la Russie qui n'admet pas la prise de distance de l'ancienne république soviétique.

Le passé nous a déjà démontré au fil des siècles qu’il suffit parfois d’un simple prétexte pour déclencher des conflits dont les conséquences sont impossibles à contrôler et surtout à imaginer. C’est le cas aujourd’hui en Europe de l’Est, où un état souverain, l’Ukraine, est menacé par une puissance militaire et énergétique mondiale : la Russie. La proximité entre ces deux pays, les enjeux qui sont derrière, et les alliés d’un pays et de l’autre font de cette montée des tensions un sujet très sensible des relations diplomatiques internationales.

Dans les médias et les débats, l’agriculture et l’industrie agroalimentaire sont très longtemps restées effacées face aux mobilités et aux énergies. Cependant, responsable de près d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il est temps de mettre ce secteur au cœur des débats internationaux afin de mener la lutte contre le réchauffement climatique sur tous les fronts. C’est ce qu’entend faire le Koronivia Joint Work on Agriculture impulsé lors de la COP23 et dont les résultats auraient dû paraître à Glasgow mais repoussés d’un an suite à la pandémie. Quels sont les enjeux autour du KJWA, en quoi consiste-t-il concrètement et pourquoi faut-il suivre sa parution lors de la COP27 ?

Les objectifs du développement durable ont été identifiés en 2015 par les Nations Unies pour tenter de changer le monde d’ici 2030. Parmi ces ODD, l’objectif n°6 est dédié à assurer « la disponibilité et la gestion durable de l'eau et de l'assainissement pour tous ». Où en est-on ? Est-ce réaliste ? Qui est concerné ?

Parce qu’il dépend d’acteurs multiscalaires, le développement durable, “mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs" (rapport Bruntland 1987), ne peut se passer de l’échelle européenne. Plus précisément, l’Union européenne a un rôle à jouer dans la transition énergétique, c’est-à-dire dans la modification de nos modes de production et de consommation d’énergie vers un modèle soutenable. Mais se limite-t-elle à fixer des objectifs, comme celui, à l’horizon 2030, d’une réduction de 40% de ses émissions de gaz à effet de serre, où fournit-elle des outils concrets pour y parvenir ? Et quelles spécificités l’échelon européen peut-il apporter dans cette lutte ?

La crise énergétique liée à l’augmentation du gaz touche actuellement l’ensemble des foyers français et Européens. Alors que la Russie est pointée du doigt par une partie de ses partenaires européens, comment cette crise permet-elle d’analyser la politique énergétique de l’Union Européenne ?

Au pouvoir depuis 2014 et réélu en 2019, Narendra Modi semble incarner le paradoxe d’une Inde tournée vers le développement économique et l’ouverture commerciale mais toujours marquée par l’obscurantisme religieux et le repli identitaire. Entre répression des minorités religieuses et soutien de certaines milices, le gouvernement de Modi est, en effet, régulièrement qualifié de nationaliste, anti musulman et xénophobe.

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