22 Sep
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     Si nous avons couvert dans l’article précédent les points de vue des différents membres du Quad, il convient à présent de s’interroger sur ce que le Quad pourrait potentiellement devenir à l’avenir et le rôle qu’il pourrait être amené à jouer en Indopacifique comme ailleurs. En lumière de nos analyses précédentes, deux scenarii bien distincts semblent se détacher :  en premier lieu, l’évolution vers un « Quad Bloc », militarisé et surtout institutionnalisé en réponse au bloc créé par la Chine. Puis son opposé, avec un « Quad en retrait » qui se refuse à afficher la moindre ambition stratégique et reste strictement confiné à un rôle de présentoir pour les démocraties occidentales. Enfin, nous proposerons un troisième scenario, dont la dimension stratégique serait certes avant tout économique, mais qui bénéficierait de réelles prérogatives pour s’imposer en Indopacifique et proposer une alternative concrète au modèle de développement promu par la Chine. 

Tout d’abord que serait un « Quad Bloc » ? Le terme Bloc fait explicitement référence à des logiques de guerre froide et s’inscrit donc dans la continuité des remarques faites par la Chine à son encontre. Cela suppose un Quad qui énoncerait formellement son objectif de lutter face à cette dernière et se présenterait comme une véritable alliance, plus limitée en taille que l’OTAN, car fondée autour d’un ensemble de pays plus réduit mais aussi plus fortement liés. Mais pour analyser ce scénario plus en détail, nous nous baserons dans un premier temps sur un article dJohn Hemmings, professeur au Daniel K.Inouye Asia Pacific Center for Security Studies, publié dans le Journal of indo Pacific Affairs en avril 2022, où il argumente en faveur d’une transformation du Quad en une réelle alliance militaire. Ce dernier reprend d’ailleurs une définition particulière du terme « alliance », celle de Glenn Snyder [1] dans Alliance politics, publié en 1997, et qui décrit une alliance comme « une association formelle d’états pour le recours à la force militaire, dans des circonstances bien déterminées et contre des États qui ne sont pas membres de celle-ci ». Une alliance implique une forme d’engagement de la part des membres et crée une obligation pour ceux-ci de respecter les clauses du traité ou de l’accord secret, ou non, à l’origine de sa formation. Un bon exemple de ce type de formation serait l’alliance entre les Etats-Unis et le Japon ou entre les Etats-Unis et l’Australie. Selon Hemmings, c’est ce type d’alliance qu’exigerai le retour d’une Chine toujours plus ambitieuse et qui inquiète le bloc occidental.  Ainsi, en s’appuyant sur les thèses néoréalistes de Kenneth N.Waltz [2], l’auteur soutient que les démocraties ont une fâcheuse tendance à ne pas répondre assez fermement pour contrer l’influence de puissances ayant pourtant des prétentions hégémoniques claires. Il établit un parallèle entre la Triple Entente de 1914 et le Quad, soulignant que tous deux sont non-contraignants et rappelle que la Triple Entente n’a pas su répondre dans une mesure suffisante au défi posé par l’avancée allemande à cause de cette hésitation de la part des démocraties. De fait, les preuves de l’ambition de la Chine se multiplient comme le notent plusieurs rapports stratégiques émis par les gouvernements des membres du Quad. Par exemple en 2018, le rapport US National Defense Strategy parlait d’une RPC qui « poursuit son programme de modernisation militaire et qui cherche à atteindre une hégémonie régionale en indopacifique ». Le Defense White Paper publié par le ministère de la défense japonais en 2021 et la Defense Strategic Update publiée par son équivalent australien un an plus tôt font d’ailleurs des constats similaires. De son côté, Xi Jinping a exhorté à plusieurs  reprise - en mars 2021, janvier 2021 ou encore mai 2020 - la RPC à se préparer à la guerre à tout moment. 

     Le développement d’un Bloc Sino-Russe est aussi un facteur important à prendre en compte pour comprendre l’équation complexe posée par la coopération militaire en indopacifique. Pour Andrew Yeo, Senior fellow et titulaire de la chaire de la Fondation SK-Korea en études coréennes à Brookings, l’invitation de l’OTAN aux pays de l’Indo pacifique s’inscrit dans cette logique et il estime qu’elle « témoigne de la prise de conscience d’un lien plus profond entre la sécurité […] transpacifique, […] en raison de la coopération accrue entre la Chine et la Russie ». Un rapprochement qui prend place depuis de nombreuses années sur le plan économique comme militaire avec par exemple la participation de la Chine à l’exercice militaire annuel russe depuis 2018. Il s’accompagne d’un processus d’éloignement du bloc occidental qui n’a lui aussi cessé de s’accélérer et atteint aujourd’hui des sommets avec la guerre en Ukraine [3]. 

Malgré tout cela, ils existent aussi de puissants contre arguments à cette vision. Premièrement la viabilité d'une réelle alliance sino-russe est loin d’être évidente. Si la Russie n’a pour l’instant pas d’autres choix que de se tourner vers la Chine, elle se retrouve dans une position particulièrement complexe, étant incapable de négocier d’égal à égal face au géant chinois. Jae Seung Lee, professeur et titulaire de la Chaire Jean Monnet à l’université de Corée, n’a d’ailleurs pas manqué de soulever, à l’occasion d’une conférence tenue à Paris à maison Suger, qu’il serait particulièrement compliqué pour la Russie de faire valoir son point de vue dans un monde dominé par la Chine et que sa position de fragilité risque d’être rapidement exploitée par cette dernière. Dès lors, même si cela semble impossible pour l’instant, si la Russie veut retrouver son indépendance et peser dans le monde elle devra se trouver de nouveaux partenaires, y compris dans la zone Indopacifique. Deuxièmement, comme explicité dans l’article précédent, la perspective d’un « Quad Bloc » est très loin de faire l’unanimité parmi ses membres, pour ne pas dire qu’elle est purement et simplement inenvisageable à l’heure actuelle.  A moins qu’un évènement majeur ne survienne et amène les plus réticents à réévaluer le seuil de menace présenté par la Chine et à y apporter une réponse militaire, il est fort peu probable qu’une militarisation du Quad s’opère au cours de la décennie à venir. Même si la crise en Ukraine a été un catalyseur pour la remilitarisation de l’Europe et du Pacifique, elle ne suffira vraisemblablement pas à pousser les États plus loin que leurs ambitions d’alliances bilatérales ou trilatérales. Enfin, faire du Quad un acteur fédérateur du bloc démocratique en indopacifique serait, dans ce cas de figure, éminemment délicat. Un bon nombre de pays en Asie Pacifique sont encore très dépendants de la Chine économiquement et seront forcément beaucoup plus hésitants à rejoindre une alliance ouvertement en conflit avec celle-ci. Cela pourrait aussi poser d’autres défis stratégiques aux répercussions dépassant l’espace indopacifique. A ce titre, le cas de la Corée du Sud est particulièrement intéressant. Jae Seung Lee a, au cours de la même conférence, insisté sur le fait que la Corée du Sud ne chercherait jamais à rejoindre une alliance visant la confrontation avec la Chine pour plusieurs raisons : La première, d’ordre économique, est lié à des enjeux de supply chain – la Chine fournissant l’écrasante majorité des terres rares nécessaires à la production de semi-conducteurs et autres produits de haute technologie dans laquelle la Corée du Sud excelle. La deuxième, d’ordre géopolitique, est que pour négocier avec une Corée du Nord toujours plus agitée, et disposant d’un programme nucléaire en progrès constant [4], il est nécessaire de préserver  de bonnes relations avec la Chine dont la Corée du Nord dépend complètement. La dénucléarisation de la Corée du Nord, d’ailleurs évoquée dans le sommet du Quad à Tokyo cette année, semble donc irréalisable dans le cadre d’un « Quad Bloc ». En résumé, un tel développement apparait comme très peu probable à l’heure actuelle. Il est en revanche probable qu’il ne trouve pas de réelles justifications dans les années à venir, sous réserve d’évènements exceptionnels. 

     Est-ce à dire pour autant qu’un « Quad en retrait » comme évoqué en introduction lui seraipréférable ? Une vision à l’opposé exact du « Quad Bloc »  reviendra indéniablement à un retour en arrière pour le Quad ou du moins à une forme de continuité avec ce qu’il est actuellement. Or dans son état actuel, ses prérogatives sont pour le moins limitées voire inexistantes étant donné qu’il est un groupe informel et non une institution à part entière. Cela limite grandement son champ d’action et si, dans le domaine économique, il a déjà mis en place plusieurs programmes d’aide qui sont déjà effectifsces initiatives font encore pâle figure par rapport à des associations comme l’ASEAN dont le pouvoir, y compris dans ce domaine, reste pourtant tout à fait relatif. C’est encore plus vrai dans le domaine militaire où la quasi-intégralité des avancées se font au niveau bilatéral ou trilatéral ce qui donne l’impression que l’influence du Quad n’est guère que celle du plus puissant de ses membres et n’apporte donc aucune réelle valeur ajoutée. Le 3 juin 2022, le Quad a lancé l’Indo-Pacific partnership for Maritime Domain Awareness (IPMDA) qui prévoit le déploiement de satellites et d’autres système de surveillance pour lutter contre la pêche illégale – dont la Chine a fait une spécialité en mer de Chine Septentrionale et Méridionale – ainsi que le partage d’information avec des pays partenaires tels que Singapour ou les îles Salomon. Une initiative d’apparence ambitieuse que la Chine, par l’intermédiaire de son ministre des affaires étrangères, n’a d’ailleurs pas manqué de critiquer en soutenant que le but du Quad avec l’IPMDA était de « contenir la Chine » et de « faire des autres pays d’Asie Pacifique des pions de l’hégémonie américaine ». Cependant cela reste une mesure essentiellement préventive et la capacité des états engagés dans cet effort à lutter concrètement contre les incursions répétées dans leur ZEE reste à prouver. Dès lors, si ce type de Quad trouverait sans aucun doute plus facilement des candidats pour participer à son expansion, il jouerait principalement le rôle de vitrine des démocraties plutôt que celui d’un acteur capable de s’imposer en indopacifique et serait donc incapable de répondre aux grands défis auxquels la région fait face. 

Carte représentant la concentration des activités et des ressources aux différents niveaux de la chaîne d’approvisionnement mondiale dans le secteur des hautes technologies Source : Deloitte 

     Qu’elle pourrait alors être une voie alternative à ces deux extrêmes ? Certes, faire du Quad une véritable alliance militaire semble compliqué et peu souhaitable, mais il n’en garde pas moins un potentiel certain en termes de stratégie économique. A condition de limiter le nombre d’États membres, il pourrait permettre une intégration économique bien plus forte des états principaux de la zone et les aider à se détacher, au moins en partie, de leur dépendance économique avec la Chine. Une telle évolution serait loin d’être inutile sur le plan géopolitique en offrant davantage de latitude à des pays comme l’Inde pour penser leur positionnement y compris sur le plan militaire. De même, un effort d’intégration économique et technologique ambitieux de la part du Quad pourrait fournir l’élan nécessaire à d’autres formes de coopération économique en plein développement, à l’image de l’IPEF ou de l’AAGC, pour concurrencer la « One Belt One Road » initiative de la RPC. Pour revenir à la Corée du Sud, si une dynamique d’opposition plus frontale à la Chine pourrait la refroidir dans l’idée de rejoindre un « Quad + » cela pourrait aussi lui permettre de faire face plus sereinement à ses problèmes de supply chain. Selon le CSIS, faire partie du Quad lui permettrait aussi de faire valoir ses positions sur la scène régionale et internationale, y compris concernant la Corée du Nord, en s’appuyant sur les Etats-Unis. Cependant le CSIS reconnait aussi que cette intégration est nécessairement conditionnée à la garantie d’un soutient indéfectible de la part de ces derniers étant donné les risques d’une réaction chinoise. La Chine ne donnera certes pas automatiquement une réponse concrète sur le plan économique ou militaire, mais si une telle chose devait se produire il est impératif pour la Corée du Sud et pour tout autre pays aspirant à rejoindre le Quad d’avoir la protection de Washington et des autres membres du Quad. Si l’administration Trump et ses nombreuses inconsistances en termes de politique étrangères ont durablement érodé la confiance placée en les Etats-Unis par ses alliés, dont la Corée du Sud, la promotion par Biden d’un « free, open and rules-based Indopacific » semble plus en accord avec cette nécessité. Toutefois, comme le souligne le journal le Monde dans un article publié le 29 juin 2022, « l’importance du Quad pour Biden est encore difficile à cerner » et la valeur qu’il lui accordera face à d’autres projets concurrents comme le partenariat AUKUS doit être clarifié afin de pouvoir  penser sereinement l’avenir du Quad. 


Photo prise à l’occasion de l’annonce du Pacte de Défense AUKUS  par Joe Biden le 15 septembre 2021 Source : BreakingDefense

      En conclusion, la forme que prendra le Quad à l’avenir est subordonnée à bien des facteurs extérieurs au contrôle des États, mais ce sont leurs prises de position à l’échelle globale qui détermineront en dernier lieu la direction que prendra son évolution. Sans un soutien clair et un authentique volontarisme des Etats-Unis, il est peu probable qu’il puisse s’institutionaliser et encore moins devenir un acteur significatif de l’ordre géopolitique indopacifique. De même, si l’Inde et les pays susceptibles de rejoindre le Quad n’estiment pas la menace présentée par la Chine comme supérieure aux bénéfices liés à la préservation de leur intérêt économique avec celle-ci, il est radicalement impossible que le Quad prenne bien plus d’envergure qu’il n’en a actuellement. Cela étant dit, bien que la probabilité d'un OTAN asiatique basée sur le Quad soit effectivement faible, si les pays de l'Asie-Pacifique sont disposés à faire confiance à un Quad plus fort et mieux organisé, ils pourraient bien en bénéficier.



Notes : 
[1] La citation originale de Glenn Snyder, professeur émérite en science politique à l’université de Caroline du Sud, pour définir une alliance est la suivante : “formal associations of states for the use of military force, in specified circumstance against states outside their own membership [2] Le concept de néoréalisme en géopolitique a été développé par Kenneth N. Waltz, un des politologues les plus reconnus dans le domaine des relations internationales et membre de la faculté de l’université de Berkeley et de Columbia, dans son ouvrage Theory of international politics publié en 1979. Cette théorie laisse peu de place à la coopération dans les relations internationales et met l’accent sur la compétition et le conflit comme des  composantes majeurs de l’ordre géopolitique.  [3] Il est intéressant de noter que déjà en 2021 lors d’une visite en Chine du ministre des affaires étrangères russe, Sergeï Lavrov, ce dernier a exprimé l’importance de sortir du système Swift en soulignant sa volonté de « renforcer l’indépendance technologique de la Russie et de s’écarter du système de paiement international contrôlé par l’Occident. » [4] Concernant les avancées majeures réalisées par la Corée du Nord, ces dernières années, dans le domaine du nucléaire militaire, on peut citer : le développement de l’IRBM (intermediate-range ballistic missile) Hwasong-12 en janvier 2021, capable de toucher l’Alaska, ou encore , plus récemment, de l’ICBM (intercontinental ballistic missile) Hwasong-15 qui pourrait potentiellement frapper la métropole Etats-Unienne.
Sources [pour l’ensemble des 3 articles] : 
Presse japonaise :  https://english.kyodonews.net/news/2022/06/1345330ff0f8-no-asian-nato-says-us-as-alliance-brings-japan-s-korea-to-summit.html https://www.japantimes.co.jp/news/2022/06/20/national/japan-korea-australia-new-zealand-nato-meeting/ https://www.japantimes.co.jp/news/2022/06/29/national/japan-sk-us-talks/ https://asia.nikkei.com/Politics/International-relations/Japan-will-turn-to-Quad-in-new-Cold-War-Defense-Ministry-think-tank Presse anglaise :  https://www.bbc.com/news/world-asia-india-61547082 Presse Etats-Unienne :  https://thediplomat.com/2017/11/why-has-australia-shifted-back-to-the-quad/ https://foreignpolicy.com/2020/10/08/why-quad-alliance-trump-cares-about-india-australia-japan-china/ https://www.voanews.com/a/japan-s-kishida-considers-joining-nato-summit--sources/6603976.html https://www.voanews.com/a/what-to-expect-from-south-korea-s-first-nato-summit/6635935.html https://edition.cnn.com/2021/03/11/asia/quad-us-india-japan-australia-intl-hnk/index.html https://time.com/6188414/japan-south-korea-nato-summit/ Presse Australienne :  https://www.aspistrategist.org.au/india-and-the-quad-weak-link-or-keystone/ https://www.news.com.au/technology/innovation/the-quad-launches-bold-plan-to-combat-chinas-dark-ships/news-story/4aedcc8c4403199b8bd5ab69c410305a Presse Française :  https://www.lemonde.fr/en/international/article/2022/06/29/japan-and-south-korea-want-nato-to-look-toward-asia_5988383_4.html https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20210924-quad-aukus- comment-washington-isole-la-chine-dans-la-zone-indo-pacifique Presse Indienne : https://www.thehindubusinessline.com/opinion/can-the-quad-rise-to-be-an-asian-nato/article32103609.ece https://www.hindustantimes.com/india-news/top-us-diplomat-calls-for-expansion-of-quad-group/story-R06qlCO6ft59K6GMJPkEPM.html https://www.ndtv.com/india-news/pm-narendra-modis-at-quad-summit-in-tokyo-quad-a-force-for-good-helps-make-a-better-indo-pacific-region-3003210 https://economictimes.indiatimes.com/news/defence/indias-fine-balancing-act-with-quad-and-brics-meet-in-new-york/articleshow/71338616.cms https://www.ndtv.com/world-news/quad-meet-quad-meeting-in-tokyo-checking-china-with-asian-nato-what-is-the-quad-alliance-3003474 Presse Chinoise :  https://www.scmp.com/week-asia/explained/article/3122933/what-quad-and-how-will-it-impact-us-china-relations-under-biden Rapports et briefings de think tanks, d‘instituts spécialisés et d‘institutions intergouvernementales :  https://www.cfr.org/in-brief/quad-getting-more-ambitious-indo-pacific https://csis-website-prod.s3.amazonaws.com/s3fs-public/publication/200312_BuchanRimland_QuadReport_v2%5B6%5D.pdf?fuRA6mwjWYKqROtSmJD4u5ct.vijdkZv https://www.airuniversity.af.edu/JIPA/Display/Article/2979986/should-the-quad-become-a-formal-alliance/ http://www.nids.mod.go.jp/english/publication/east-asian/pdf/2021/e01.pdf http://www.nids.mod.go.jp/english/publication/east-asian/pdf/2021/e07.pdf https://www.csis.org/analysis/return-quad-will-russia-and-china-form-their-own-bloc https://www.csis.org/analysis/south-korea-would-benefit-joining-quad https://asiacentre.eu/fr/2022/05/25/le-retour-du-pivot-nord-asiatique-visite-de-j-biden-a-seoul-et-tokyo/ https://www.indembassy-tokyo.gov.in/public_files/assets/pdf/Quad_Summit_Fact_Sheet_english.pdf Rapports d’organisations gouvernementales : https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2022/02/U.S.-Indo-Pacific-Strategy.pdf Discours de politiques et de responsables internationaux : https://www.mofa.go.jp/region/asia-paci/pmv0708/speech-2.html https://www.nato.int/cps/en/natohq/opinions_197292.htm Conférence :  Conférence Le défi de la géopolitique eurasienne et le nouveau partenariat de la Corée avec l’Europe, 24 juin 2022, tenue par Jae Seung Lee, professeur et titulaire de la chaire Jean Monnet à l’université de Corée et animée par Jean-Yves Colin, chercheur à l’Asia Centre et expert de l’Asie du Nord-Est.  Ouvrages académiques :  Rémi Hémez, L’alliance militaire entre la Corée du Sud et les Etats-Unis Sous  Moon Jae-In, 2017-2022, Revue défense nationale, n°850 mai 2022 Kenneth N. Waltz, Theory of international politicsNew York, Mac Graw Hill, 1979 Glenn Snyder, Alliance politicsIthica : Cornell university press, 1997 Pour les images et cartographies :  https://www2.deloitte.com/us/en/insights/economy/us-china-trade-war-supply-chain.html https://breakingdefense.com/2021/10/former-officials-call-for-aukus-australia-submarines-to-use-low-enriched-uranium/




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